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  "T'es qui toi ?" (ft.Kalianah Maxwell)

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Lëah Farber

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Messages : 5
Date d'inscription : 19/05/2018
Age : 16

MessageSujet: "T'es qui toi ?" (ft.Kalianah Maxwell)   Mer 23 Mai - 14:20

"T'es qui toi ?"

       
(ft. Kalianah Maxwell)


       
     Galère : nom féminin, familier.
Désigne un métier difficile, une situation pénible ou désagréable.


Et aujourd'hui, peut-être qu'il n'y en aura aucune pour Lëah. C'est la première chose que la brune se dit en s'asseyant dans ses couvertures, les cheveux en bataille, le visage encore collant de sommeil. Une main, au poignet carré mais pourtant féminine dans ses gestes, passe dans les boucles emmêlées par la nuit. Puis les doigts se portent vers le réveil qui n'a même pas encore sonné, cherchant une quelconque notion de temps à transmettre aux yeux à peine ouverts.
Sept heures moins le quart.
Lentement, l'esprit engourdi par l'air trop matinal effectue la liste des choses à faire dans la journée. Bof.
À cette heure-ci de toute façon, il n'y a rien de vraiment important, maintenant que les papiers sont en règle et que la chambre est acquise. Les prunelles tout juste habituées à la lumière filtrée de la chambre se tournent vers les rayons de soleil qui se prélassent paresseusement sur le plancher. La lueur d'un jaune brutal semble doucement monter jusqu'au cerveau pour y éveiller une soudaine envie de sortir. Et à partir de là seulement, tout se met en route. La silhouette se débarrasse des couvertures en même temps que les pieds prennent contact avec le sol encore imprégné de la fraîcheur nocturne.
Le corps dénudé se redresse doucement, offrant son étrange allure au regard impassible de son miroir. Mais bien vite, l'anormalité se voile derrière un tissu protecteur, et Lëah quitte enfin sa chambre. Il est sept heures moins dix.

Derrière le front envahi par les boucles anarchiques, une idée se précise, inattentive aux murs des couloirs, discernant à peine le rythme des marches qui percutent les talons indifférents.
Entre les pans du jean large qui recouvre les cuisses arrondies, invisible à l'oeil non prévenu, un long caleçon de bain renforce la séparaton entre la peau pâle et l'air tiède.
Oui, la voilà, l'idée qui barbotait dans la tête de Lëah depuis le réveil. Un début de matinée sur le sable.

Le calcul, c'est qu'à cette heure-ci, personne ne pensera à venir à la plage.Et elle pourra même dévoiler une partie de son corps à l'eau compréhensive et rassurante.
Au fond de la poitrine nouée d'excitation, une vague tension subsite, entravant la respiration déjà discrète.
Le serpentin farouche qui se faufile au creux des pensées de Lëah, c'est ce stress permanent qui lui rappelle qui si elle est découverte, ce sera la catastrophe obligatoire. Ou peut-être pas, mais elle a un tel don pour imaginer le pire que celui-ci pourrait bien finir par croire qu'on l'appelle.

Mais elle parvient à résister. Pour une fois. Et pour celle-ci, ses jambes parviennent à l'emporter au bout de son désir. Jusque dans le sable.
La veste coule le long des épaules, s'aplatit dans la poudre blonde pour aller tenir compagnie à un minuscule crabe brun. Le débardeur s'envole et rejoint son homologue vestimentaire sur le sol. Le jean ne tard pas à quitter les jambes maladroites pour aller s'étouffer contre le sable à son tour.

C'est la première fois. Jamais auparavant, la peau pâle, parsemée de discrètes éphélides, n'a connu le contact du vent, la fraîcheur de l'air sur sa surface et dans ses angles les plus doux.
Le ventre déjà plat se rétracte sous la sensation inhabituelle. Le dos frissonne de surprise, les hanches se tendent. Et doucement, les lèvres s'étirent en un sourire, un sourire de bonheur pur.
Dans les yeux voilés par la confusion, la joie ultime de se sentir un peu normale...
Se déchire, part en lambeaux dans un accès de peur violente. Sur la gauche, un bruit. Une présence. Les mains remontent s'écraser sur la poitrine plate, et le mouvement vital du diaphragme se bloque violemment alors qu'une inconnue, blonde et claire de peau apparaît dans le champ de vision de Lëah, lui arrachant un murmure qui fait faux raccord, comparé à la poésie du moment précédent.

-"Oh bordel.... "          
       


       
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